Mardi 10 novembre 2009
- Communauté : Soutiens à Ségolène Royal - Ecrire un commentaire

Ségolène Royal est-elle exposée à la dérive que Barack Obama dénonce actuellement au niveau de Fox News ? Certains parallèles ont de quoi susciter la réflexion...

En 1992, Carl Bernstein, célèbre journaliste qui contribua à faire éclater le Watergate avec Bob Woodward, avait effectué un point public dénonçant la détérioration du professionnalisme et de l'éthique des journalistes Américains.

Il s'élevait notamment contre "la vénération des célébrités, la transformation des rumeurs en nouvelles, le sensationnalisme qui est un moyen d'occulter la réalité sociale". Et d'ajouter "nous créons une culture d'idiot. Le bizarre et le vulgaire deviennent nos normes culturelles".

Depuis 1992, la situation s'est terriblement aggravée.

Fondamentalement et au-delà de Fox News, qu'est ce qui est reproché aux médias Américains ?

Tout d'abord, la confusion des styles entre la presse à scandales et le vrai journalisme s'est renforcée.

Ensuite, cette confusion repose sur des indignations sélectives qui peuvent brutalement s'abattre sur un responsable politique et ignorer un autre que chacun sait pourtant frappé des mêmes "caractéristiques".

Enfin, les journalistes "importants" monopolisent la parole pour échanger des propos convenus sur les sujets du moment.

Ces travers ont créé un establishment médiatique qui multiplie les émissions superficielles, spectaculaires ou vulgaires coupées des réalités de la vie quotidienne. En effet, les mouvements internes frappent ce milieu comme si les postes étaient interchangeables : politiques, journalistes, publicitaires.

Bernstein avait posé à cette époque la question de fond : doit-on être généreux pour ceux qu'on côtoie ou rigoureux pour ceux qu'on informe ?

Et il expliquait que son enquête avait été possible parce qu'elle avait été conduite "loin du monde enchanteur des riches, des célèbres et des puissants".

Dans ce contexte général, Fox News est devenue "le sanctuaire des néoconservateurs".

L'orientation idéologique est revendiquée. Bien davantage, la discussion dégénère en des pugilats verbaux permanents sans le moindre bleu à l'âme.

Fox News incarne désormais la caricature de ce journalisme idéologique qui ne cherche pas à éclairer sur les problèmes du moment mais à engager de vastes campagnes péremptoires contribuant à détériorer le climat politique.

Le Parti Démocrate ne parvient pas à trouver des journalistes qui puissent équilibrer de telles méthodes.

Là aussi, c'est un échec ancien. CNN avait tenté d'équilibrer le "phénomène Buchanan" par Geraldine Ferraro mais en vain car elle n'a jamais su trouver le ton graveleux qui convient.

L'équipe Obama engage donc un bras de fer pour un "autre journalisme".

La France est-elle restée à l'écart de ce phénomène ? Le traitement des candidats principaux pour 2012 est-il équitable ? Les indignations sélectives totalement arbitraires ne se mulitplient-elles pas actuellement ?

Ségolène Royal n'est-elle pas la candidate la plus exposée à ces "évolutions" ? Et si oui, pourquoi ?

Il est probable que la présidentielle 2012 permettra des redéfinitions de certaines limites éthiques dans un pays où la tradition littéraire a toujours placé le niveau culturel journalistique comme référence reconnue.



exprimeo.fr
Lundi 9 novembre 2009
- Communauté : Soutiens à Ségolène Royal - Ecrire un commentaire


Il y a quelques jours est arrivé Boulevard Raspail un très beau texte, rédigé par un écrivain qui souhaite pour l’instant garder l’anonymat. Un artiste épris de politique qui voulait exprimer avec ses mots et son regard ce que lui inspiraient les sommes considérables de papiers et d’échos de presse négatifs, parfois diffamatoires, consacrés depuis des semaines à Ségolène Royal. Nous avons choisi, dans un premier temps de publier ce texte à l’état brut sur le site de Désirs d’Avenir, sans toucher une ligne par respect pour le travail de cet auteur qui se révèle également être un observateur attentif de la vie politique et médiatique de ce pays.


La publication de cette lettre ayant suscité quelques réactions anormalement épidermiques, l’écrivain a donc proposé d’en modifier certains passages en se plaçant sous la protection de Platon, comme un pied de nez à tous ceux qui pensent que l’on peut, par pression détournée ou boules puantes lancées régulièrement à travers les échos de presse, manipuler, voire faire plier une personnalité politique aussi courageuse que Ségolène Royal.

Comment expliquer par exemple que le journal l'Express soit devenu le relais  de Monsieur Stéphane Chomant qui se permet de porter atteinte à l'honneur et à la considération de Ségolène Royal à propos du site internet, de diffuser de fausses informations sur ses proches et de relater à sa sauce des entretiens que Ségolène Royal a eu avec Pierre Bergé, et auxquels il était seul à assister, sans qu'à aucun moment Ségolène Royal soit en mesure de rectifier ces propos malveillants?

Une telle désinformation est intolérable. Elle émane d’une réelle volonté de nuire, systématiquement, à Ségolène Royal, dans les moindres détails. Et même si les éléments relatés dans cette page d’écriture se sont déroulés le mois dernier, cette pollution programmée, quasiment institutionnalisée de tout ce qui touche de près ou de loin à Madame Royal justifie d’autant plus la publication de cette lettre. Qu’on ne s’y trompe pas ! Certains, pour atténuer la force du propos, s’empresseront d’abaisser ce courrier au rang de lettre anonyme. Mais ça n’est pas le cas. Il s’agit bel et bien du cri de colère d’un artiste qui nous fera parvenir régulièrement son regard sur le monde et dévoilera son identité en temps voulu.

Ségolène Royal aurait pu choisir de riposter en justice. Il y avait matière à le faire dans la déferlante, pour ne pas dire le harcèlement, de papiers écrits notamment par le JDD, Libération, l'Express, le Point depuis plus d’un mois, et même ces jours-ci dans Jeune Afrique, là où travaillait Elise Colette. L'équipe de Ségolène Royal a choisi cette fois d’utiliser la plus belle des armes : celle des mots. Mais, à partir d’aujourd’hui, la justice sera saisie pour toute allégation qui peut porter atteinte à sa vie privée et à l'honneur de ses proches. Il est inacceptable de lire dans la presse des retranscriptions totalement inventées de conversations téléphoniques ou de sms comme dans le Point. Et surtout il est inacceptable de découvrir des portraits diffamatoires ou portant atteinte à la considération de Monsieur André Hadjez ne reposant que sur la rumeur et sur l'intention de nuire indirectement à Ségolène Royal.

Madame Royal respecte infiniment la liberté de la presse, même lorsqu’elle exerce son droit de critique aussi virulent soit il. En revanche, elle ne tolèrera plus le moindre mensonge, la moindre déclaration en in ou en off diffamatoire. Toute déclaration de ce type fera désormais systématiquement l’objet de poursuites conformément à la loi. Ségolène Royal ne déclare pas la guerre à la presse. Elle déclare la guerre à la rumeur.

Cela méritait d’être dit. Place à l’écriture.


L’équipe de Ségolène Royal

Dimanche 8 novembre 2009
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L’identité, c’est comme l’amour : plus on le théorise, moins on sait ce que c’est.  Et,  en général, on en  débat d’autant plus qu’on ne sait plus le vivre.

Une fois de plus, l’adage se vérifie : le gouvernement relance  la discussion sur un sujet  dont on  ne  discute   en France qu’aux pires moments de notre histoire ;  car   parler de l’identité, ce n’est pas, en général,   dire ce que nous sommes, mais  faire la liste de ce que nous ne sommes pas, et de ce que nous voulons refuser de devenir ;  c’est  discuter  de la meilleure façon d’exclure ; c’est demander des papiers  d’identité ; et  chasser ceux qui n’en ont pas . De plus,  vouloir  en faire un débat national juste avant les élections régionales, c’est pousser la gauche à le refuser, au nom d’une morale chatouilleuse, qui ne peut que lui nuire auprès des électeurs.

Pourtant, la gauche ferait une grave erreur en   donnant ainsi  le sentiment que la France ne l’intéresse pas, tout occupée qu’elle serait à défendre des valeurs universelles.   Il faut donc, même si le moment  est fort mal choisi, accepter ce débat ; et y  expliquer très simplement comment l’identité française est définie   et,  peut etre surtout, ce qu’elle peut devenir.

Six  éléments caractérisent l’identité d’un peuple, quel qu’il soit : un territoire, une langue,  une culture, des valeurs, une histoire, un destin commun.  Aucun de ces éléments n’est stable. Tous évoluent avec le temps. La France fut chrétienne ; elle est laïque. La France fut monarchiste ; elle est républicaine.    Et aujourd’hui,   toutes ces dimensions  sont remises en cause par le mouvement du monde : l’effacement des frontières, en particulier en Europe,  remettant en cause l’idée même d’un territoire identitaire ;  le  nomadisme croissant des Français comme des étrangers ; la présence croissante, sur le territoire national, d’autres langues, d’autres cultures, d’autres façons de vivre ; l’universalisation des valeurs, autour des droits de l’homme et de  liberté individuelle, qui en fait disparaitre le caractère national; et, enfin, dans l’individualisme ambiant,  l’incertitude quant à l’existence d’un destin commun .

De tout cela il résulte que, à terme,  la seule chose qui définira  durablement l’identité d’une nation, c’est sa langue,  et la culture,  la façon de penser le monde,  qu’elle implique. La langue française conduit à penser, à écrire, à vivre,  de façon claire, simple, directe, précise, logique, binaire. Elle trouve sa source dans l’harmonie des paysages et conduit à une symétrie des mots, à un équilibre des concepts, qu’on trouve déjà  dans les textes des inventeurs de cette langue, de Rachi de Troyes à Blaise Pascal, de Chrétien de Troyes à Montaigne, de Marcel Proust à  Léopold   Senghor.

Une langue qui doit donc  etre bien parlée et servir de véhicule de la pensée à tous ceux qui vivent en France ou se réclament d’elles. Une langue qui définit  à elle-seule l’identité française ;   à  défendre, à ouvrir au monde, pour qu’elle s’en nourrisse : sait on que c’est la seule langue du monde dont le nombre de locuteurs peut tripler en 40 ans, grâce à l’évolution démographique  de l’Afrique ? Et  qui, s’y on n’y prend garde, peut disparaitre pendant la même période.

 Une langue qui peut aussi,  mieux qu’aucune autre, combattre les extrémismes, les fondamentalismes ;  même quand ils s’expriment,  en français,  dans le meilleur style.  



j@attali.com

 

Samedi 7 novembre 2009
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Ce matin à 11 H Jacques Gaillot l’ancien évêque du diocèse d’Evreux est venu apporter son soutien aux expulsés du foyer David d’Angers. Petit rappel sur Jacques Gaillot qui a beaucoup défrayé la chronique dans les années 1990. Le 13 Janvier 1995, Jean Paul II retirait à Jacques Gaillot la charge du diocèse d’Evreux. Il le nommait à Partenia, diocèse disparu sous les sables du Sahara depuis le 5 ème siècle. Jacques Gaillot a relevé le défi de cette nomination. Partenia est devenu un espace sans frontières, qui est aussi le nom de son site internet: http://www.partenia.org/francais/partenia_fr.htm  Ainsi, nous avons eu tous le plaisir de revoir cet homme de 74 ans toujours disponible et engagé dans diverses luttes sociales. Apparemment sa présence a fait revenir la police sur les lieux, très nerveuse elle a demandé l’identité de la personne qui interviewait Jacques Gaillot. Plus tard plusieurs cars de police sont venus puis repartis, je ne sais pour quelle raison exactement, si ce n’est pour faire pression sur ce petit groupe qui commence à fédérer du monde.       PF

 

 

 

 


Samedi 31 octobre 2009
- Communauté : Soutiens à Ségolène Royal - Ecrire un commentaire

 

Je viens de lire que les expulsions locatives sont suspendues dans toute la France avec l'entrée en vigueur comme chaque année à la même époque de la loi dite "d'hiver", à compter du 1er novembre et jusqu'au 15 mars 2010.
C'est pour cela que les autorités se sont empressées d'expulser les gens du foyer africain David d'Angers à Paris 19e -et je tiens à préciser avec l'approbation du maire socialiste Roger Madec.
Donc, depuis mardi les expulsés sont dans la rue devant leur foyer gardé par la police. Ce matin à 8H ils ont été délogés manu militari par les forces de l'ordre pour les envoyer dans un centre qui s'est avéré complet, et ainsi sont revenus à la rue David d'Angers sans retrouver couvertures et tentes qui les abritaient un peu.
J'habite près de ce foyer et suis ainsi témoin de la triste situation. L'information ne fait bien sûr pas la une des journaux, c'est si banal ces temps-ci les expulsions et nombreuses de surcroît avant l'hiver. Sarkozy demande même de l'aide aux européens pour des expulsions massives; pourquoi pas faire partir les migrants dans le tout flambant neuf A 380.
Je déplore le silence total des partis politiques de gauche qui laissent faire la sale politique de Sarkozy.

 

PF

 


-ci-dessous le lien de mon blog avec les photos et informations: http://cancioneiro.wordpress.com/

-la lettre des résidents du foyer adressée à Madec, avant l'expulsion.
http://daviddangers-asso.org/tag/david-dangers/

Les oubliés du Foyer David d’Angers | Désirs d'avenir

                 
                 2012

"Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques." Jean Jaurès

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